Présidente du Conseil Scientifique de La Fondation Motrice, Professeur de Neurologie, et chercheur à l’INSERM U679, Hôpital de Saint-Antoine, Paris .
L'approche multidisciplinaire (imagerie fonctionnelle, physiologie) nous montre les dysfonctionnements des circuits cortex-ganglions de la base. Mais la chirurgie fonctionnelle (stimulation pallidale bilatérale) nous montre également que ce dysfonctionnement peut être en partie réversible et s'associer à un certain bénéfice clinique. Beaucoup reste à faire, en particulier face à la diversité des formes cliniques, peut-être des mécanismes ou de l'évolution. C'est avec enthousiasme et aux côtés des chercheurs plus fondamentaux et de mes collègues que je souhaite aborder cela au cours des années à venir.
Formateur et kinésithérapeute, directeur de l'Institut de Motricité Cérébrale, représentant du CDI au sein du Conseil d’administration de La Fondation Motrice.
Si la pathologie est non évolutive, les conséquences le sont chez les personnes qui n’ont pas été suivies à temps. L’éducation ou la rééducation thérapeutiques ont une importance capitale dans le traitement des personnes atteintes car elles leur permettent de développer leurs potentialités.
Dans le cas contraire, dès l’âge de 20 ans, les IMC/PC souffrent de douleurs multiples (luxations de hanche, problèmes locomoteurs, etc.). Ainsi, la kinésithérapie et les autres thérapeutiques paramédicales agissent en prévention des conséquences de l’atteinte initiale et sont des moyens de développer l’autonomie fonctionnelle de ces personnes. Or s’il existe un contexte général de manques de personnels médicaux et paramédicaux, qui sont pourtant très demandés, le manque est encore plus criant en matière de formation des professionnels à l’IMC/PC.